jbplantin

Archive de la catégorie «Livres»

Harry Potter, on t’emm…

In Livres, Société on 12 mai 2009 at 4:09

Merci à Millenium de pouvoir nous offrir à nous, adultes, notre saga littéraire qui va nous permettre à nous, adultes, de découvrir tous les bienfaits de la lecture et de ne pas nous faire dépasser par notre progéniture enfantine fière de vous annoncer qu’elle est capable de lire des livres de plus de 100 pages, sans images dedans. Vous avez appris à lire grâce à Harry Potter ? Découvrez les délices de l’intrigue policière grâce à Millenium. L’auteur ayant eu l’intelligence, a priori involontaire, de tirer sa révérence son forfait commis, au moins, avec Millenium, on est sûr qu’on n’aura pas le droit à des suites improbables du genre finalement Dicaprio n’est pas mort de froid (ah pardon, là je confonds avec une autre oeuvre artistique de dimension universelle, mais planétaire…). Bon, blague à part, je ne sais pas ce qu’ils ont mis sur la couverture mais quand on a un exemplaire en mains, on a du mal à le lâcher. Reste à espérer que la trilogie cinématographique (l’adaptation au cinéma quoi !) soit à la hauteur de l’édition littéraire.

Camarades de classe

In Livres on 12 mai 2008 at 4:15

Camarades de classe est un roman de Didier Daeninckx qui trouve son intérêt dans le fait que l’intrigue se construit au fil des échanges d’anciens camarades de classe qui se retrouvent sur un site "camarades-de-classe.com" dont le nom rappelle un autre plus connu (et plus réel) copainsdavant.com

Comme nous-mêmes pouvons être (ou nous sentir) un peu voyeur lorsqu’on parcourt ces fils de discussions, l’auteur fait pratiquer à son héros principal l’usurpation d’identité. On s’identifie ainsi pleinement à la frénésie hypnotique de la narratrice qui suit ainsi à distance les éclaircissements du passé. Au travers d’échanges de mails, on revit l’époque de 1964 entre les élèves d’une classe d’Aubervilliers avec tout ce que cette période charnière (après-guerre, reconstruction, communisme, Algérie…etc.) peut représenter à ce moment-là et les différentes trajectoires empruntées par ces gamins de l’époque.

Quand le Prytanée me poursuit même au sein de la Brigade Mondaine

In Livres, Loisirs, Prytanée on 7 janvier 2008 at 11:59

J’ai fait mon lycée au Prytanée. Internat (le dortoir de plus de 100 lits…), apprentissage de l’indépendance, la vie déguisée en treillis (explication probable de mon incapacité à ne pas finir un repas sans faire une tâche de sauce quelque part…), des études sérieuses et des moments de décompression intenses, voire délirants. Des conneries, seul ou en groupe (mais souvent en groupe) que l’on ne peut raconter si on n’a pas connu cette ambiance un peu particulière (la fameuse loi du "pas vu, pas pris")… Cette complicité du groupe à ne jamais rien lâcher à l’Autorité. J’irais même jusqu’à dire l’apprentissage à savoir se dresser contre l’Autorité (dans le respect des règles de bienséance cela va de soi). Un réseau d’Anciens avec qui le contact humain s’établit toujours simplement, car nous connaissons nos racines et savons quelles sont nos valeurs communes. Un réseau qui est en train de s’enrichir des parcours professionnels des uns et des autres. Un réseau à qui il ne manque pas grand chose pour être plus qu’un simple moyen  d’échanger nos souvenirs, mais de construire l’avenir… Bref, une école qui marque.

D’ailleurs, puisque vous êtes sage, voici une compilation faite par les élèves qui étaient en terminale en 2005. Je vous jure, 20 ans après mon passage, je m’y retrouve :

Si je vous dis tout ça, c’est pour vous faire comprendre la surprise que j’ai eu durant ma semaine antillaise à l’occasion des fêtes de Noël. L’appartement que nous avons loué comportait une bibliothèque faite de nombreux ouvrages à l’eau de rose (Danielle Steel and Co.). J’ai porté mon choix sur le seul ouvrage sérieux disponible : La favorite du grand turc dans la collection des Brigades Mondaines (Ah, je vous intéresse là tout d’un coup). Et là, autant vous dire que je me suis dit qu’il y a quand même des hasards dans la vie qui peuvent être parfois très suprenants. Il se trouve que le tueur macchiavélique de cet ouvrage n’est autre qu’un ancien élève du Prytanée. L’auteur insiste du reste sur ce point pour expliquer le profil psychologique de son grand pervers d’homme d’affaires cultivé, érudit et polyglotte, qui trucide des jeunes filles en reproduisant les récits des supplices que faisait subir un Sultan turc aux femmes de son harem. J’en suis resté coi !

Babel minute zéro

In Livres on 6 novembre 2007 at 12:35

Julia O'BrianJ’avais déjà parlé du blog (Journal de la guerre qui vient) de l’auteur de ce livre. Finalement, j’ai réussi à prendre le temps ces derniers jours de livre le livre que je vais m’empresser de prêter à quelques collègues qui sont (jusqu’au cou) dans les problématiques de cybers histoires et autres délinquances du sixième continent.

Un vrai roman que l’on a du mal à lâcher (ou alors quand les paupières se font plus lourdes que les biceps ne peuvent en supporter) où l’on glisse progressivement vers l’impensable et l’incontrôlable. D’autant plus inquiétant que bon nombre de références qui viennent étayer l’histoire existent déjà, ou sont sur le point de l’être. Une autre vision de la responsabilité politique dans un monde toujours plus interconnecté et de plus en plus dirigé par des bits (désolé, je n’ai pas pu m’en empêcher).

Ceux qui aiment les intrigues de politique internationale, autant que ceux qui aiment s’ouvrir des axes de réflexions sur les glissements de sens qui peuvent se produire, trouveront leur bonheur dans la lecture de ce livre.

Je vous assure que c’est bien mieux qu’un Goncourt.

Casimir mène la grande vie

In Livres on 12 septembre 2007 at 5:03

Casimir mène la grande vieJ’avoue être sûrement dans ma période Jean d’Ormesson, dit Mon gros lapin blanc. J’avoue également avoir été quelque peu influencé par cet interview de Thomas Clément, que je vous présente à la fin de cette note.

Casimir mène la grande vie est un roman, une farce peut-être, à la sauce Candide (d’un certain Voltaire), mais de notre époque. Casimir est un jeune garçon qui ne se situe pas très bien dans la vie. D’une intelligence certaine, mais hors du périmètre scolaire. Il vit avec son grand-père qui est l’incarnation de l’irrascible vieillard qui ne vit que par le passé. Il a pour ami un jeune idéaliste trotskiste qui s’entend parfaitement avec le grand-père. Si celui-ci ne vit que dans l’espoir d’un futur meilleur, celui-là ne vit que dans les souvenirs d’un passé à retrouver. Tous les deux sont d’accord pour trouver le présent invivable. Il ya également un Professeur très érudit en ce qui concerne l’histoire de l’Eglise, mais qui reste blessé d’un échec littéraire qu’il voulait populaire. Il y a également l’amie de l’ami. Et la gouvernante. Tout ce petit monde va se lancer dans des aventures rocambolesques, à la Robin des Bois. Prendre aux (mauvais) riches pour distribuer aux (gentils) pauvres. L’aventure se lit facilement (plus facilement que Candide qui n’en a que le titre), et on passe un agréable moment dans cette fiction, parfois sur le fil de la réalité.

Je me permettrai simplement une remarque. Mon gros lapin blanc, lorsque vous mettez dans la bouche du grand-père cette formule : “il faut être économe de son mépris, les nécessiteux sont nombreux” (je cite de mémoire, donc pardonnez-moi une possible légère inexactitude), il eût été loyal il me semble que le grand-père précisât (ouf, j’ai cru que je n’allais plus m’en sortir avec ces formulations au subjonctif…) qu’il tirait sa phrase de Châteaubriand… Cela peut éviter un malentendu par la suite.

La rentrée d’Amélie

In Livres on 1 septembre 2007 at 2:24

Ni d'Eve ni d'AdamN’ayant sincèrement pas le temps de lire les 727 nouvelles parutions de la renrée littéraire – quand on parle de crise de l’édition, je me demande s’il est vraiment utile d’imprimer autant…, je reste toutefois attaché aux nouveaux livres d’Amélie Nothomb qui depuis Hygiène de l’assassin continue, régulièrement, à développer son oeuvre.

Avec Ni d’Eve, ni d’Adam, Amélie nous remmène au Japon où elle a grandi jusqu’à l’âge de 5 ans et où elle est retournée lors de ses 20 ans. Cela lui avait permis de nous offrir Stupeur et Tremblements où l’on découvrait l’enfer de l’entreprise et la capacité d’Amélie d’accepter avec délices l’humiliation, peut-être pour mieux s’élever du reste… Nous retournons donc au Japon, un peu avant la période de Stupeur et tremblements pour découvrir une histoire d’amour simple, mais bien entendu un peu décalée par le caractère propre d’Amélie, mais également par les différences culturelles entre un Japonais et une Belge francophone. Les Américains ont Sofia Coppola avec "Lost in translation". Nous avons mieux, nous avons Amélie, qui en est tout de même (mallicieusement) consciente : "on ne dira jamais assez combien je me suis dévouée pour la littérature française." Si ce n’est pas un sésame pour entrer un jour sous la Coupole ! A ce sujet, avec la disparition de Pierre Messmer, nos chers Académiciens ne sont actuellement plus que 33, pour une capacité de 40 sièges. Etonnant cette dichotomie croissante entre d’un côté une inflation du nombre de livres édités chaque année, et le rythme de la Coupole qui a du mal à se maintenir à son plein potentiel d’immortels.

Peut-être est-ce lié au sujet, c’est une histoire d’amour après tout, mais il me semble qu’Amélie est moins fougueuse que dans ses romans précédents. Elle mûrit, sûrement. Mais son style est toujours aussi précis et tranchant à l’image de ce katana qu’elle tient entre ses doigts sur la photo de couverture.
"Rinri m’emmena jusqu’au rivage le plus au nord.
- Tu vois là-bas ? dit-il en pointant l’horizon marin. On devine Vladivostok.
J’admirai son imagination. Mais il avait raison : la seule terre pensable derrière ces nuages carcéraux était la Sibérie."

"Derrière ces nuages carcéraux était la Sibérie". Comment peut-on faire aussi concis pour décrire et faire comprendre une situation ?

Odeur du temps

In Livres on 21 août 2007 at 10:44

Mon gros lapin blanc,

M. d’Ormesson, j’avais l’intention initiale de vous interpeller “Maître”, mais j’ai découvert entre temps que vous aviez répondu à Laurent Gerra que l’on pouvait vous appeler ou bien “Maître”, ou bien “Mon gros lapin blanc”. Ce fût d’ailleurs un étonnement de me découvrir autant de points communs avec Laurent Gerra au travers de sa critique concernant votre ouvrage : la découverte d’auteurs que j’étais censé connaître mais que vous faites découvrir mieux que quiconque, Juliette Récamier, Cioran (qui fera certainement partie de mes prochaines lectures), cet adage latin “des livres ou des enfants”… si ce n’était irréaliste, je jurerai que Laurent Gerra s’est introduit dans mon cerveau en train de réfléchir à ce que je pourrai dire de votre livre. Il n’y a qu’un point sur lequel je ne suis pas d’accord avec vous c’est votre formule concernant l’informatique. Promis, je vous expliquerai pourquoi dans une note prochaine. 

Odeur du temps“Odeur du temps” est un recueil de vos chroniques publiées dans Le Figaro depuis, depuis bien des années en somme puisque vous avez démarré l’année où mes parents se sont donnés pour se survivre, à ma plus grande satisfaction quelques mois plus tard. “Odeur du temps”, avec vos précédents ouvrages sur la littérature française (Une autre histoire de la littérature française I et II), devrait être obligatoire à l’achat de tout lycéen alors qu’il va commencer à se voir imposer des lectures surgies d’un autre temps, qu’il va devoir caser entre quelques SMS, quelques blogs, quelques émissions TV. Pour ma part, ces trois ouvrages sont à l’entrée de ma bibliothèque. Ils sont  mon recueil, mon index, avant de me rendre chez mon libraire préféré – j’ose vous le dire, c’est un libraire virtuel du nom d’Amazon, mais qui permet de recevoir des objets réels que l’on prend plaisir à corner pour en marquer tous les endroits mystérieux qui nous ont un instant donné exaltés. Il me suffit d’ouvrir Odeur du temps au hasard pour sélectionner un ouvrage, ou un auteur à lire assurément. Pour tout vous dire, j’ai égaré votre premier tome. A un ami qui me demandait il y a quelques années ce qu’il pouvait recommander à son amie américaine qui souhaitait en connaître un peu plus sur la littérature française, je lui ai confié en prêt le premier des tomes car cela me semblait le meilleur ouvrage qui fût pour qu’un étranger comprenne, un peu, l’histoire de nos lettres. Celle-ci s’en est allée avec mon livre, malheureusement (ou heureusement si l’on considère qu’un tel ouvrage circule quelque part aux Etats-Unis).

Je vous en veux un peu Mon gros lapin blanc de n’avoir écrit ces livres plus tôt, du temps où j’étais lycéen et que je ne comprenais pas toujours l’intérêt de lire ce que l’on nous imposait. Ce qu’il me manquait, je m’en rends compte à présent, c’était le contexte du récit, l’histoire qui va autour. Mais c’était surtout cette qualité que vous avez de donner envie. Lorsque vous présentez un livre ou un auteur, on commence déjà à rêver, et on regrette immédiatement de ne pas avoir le dit ouvrage sous la main pour en attaquer aussitôt la lecture et découvrir ce qui vous met dans de tels états de joie et d’intelligence. Ce qui vous caractérise le mieux c’est sûrement l’érudition, mais teintée de légèreté, d’un presqu’humour anglais et d’une écriture simple. Du reste, lorsque vous même portez le masque de l’auteur et nous offrez La douane de mer, l’Histoire du juif errant, la création du monde…  c’est un enchantement autrement plus intelligent que le Da Vinci Code. Le résultat est le même, on ne lâche pas l’ouvrage jusqu’à la fin, mais on en sort un peu moins abruti. Vous êtes un serrurier mon Gros lapin blanc. Les livres ont des serrures. Vous avez les clés. Vous nous les offrez.

Ce que je pressens mon Gros lapin blanc, c’est que votre intelligence et votre esprit vont plus vite que votre plume et qu’il faudrait que la Pensine de Dumbledore existât vraiment pour que nous profitions encore longtemps de vos analyses et de vos récits. Hâtez-vous d’écrire, encore.

Vous n’aurez pas le dernier mot

In Livres on 20 août 2007 at 11:23

Petite anthologie désinvolte des plus belles répartiesJean Piat et Patrick Wasjman ont rassemblé un recueil d’environ 200 réparties consistant à clouer le bec de son interlocuteur. Cela peut se lire dans tous les sens : d’une traite, au hasard, par index d’auteurs… C’est toujours drôle et confirme que la langue est un des plus beaux terrains de jeu pour l’esprit.

Je me permets de vous proposer deux amuses-bouche (ou amuses-bouches, ou amuse-bouches – ???) :

“Louis XV apostrophe le marquis de Bièvre :
- Marquis, on dit que faites des calembours sur n’importe quel sujet. Faites-en un sur moi !
- Impossible, Sire : Votre majesté n’est pas un sujet !”

Epoque Napoleon III. Le polémiste Henri Rochefort est convoqué au tribunal. On découvre sur lui une arme.
Le Président du tribunal, furieux de cette découverte :
- Voudriez-vous nous dire qui vous aviez l’intention d’assassiner à présent ?
- Conclusion hâtive, monsieur le Président. Permettez-moi d’en apporter la preuve : j’ai en ce moment sur moi tout ce qu’il faut pour commettre un attentant à la pudeur… or je vous assure que l’idée ne m’en effleure même pas !”

Acide sulfurique

In Livres on 6 août 2007 at 11:38

Acide sulfuriqueCette petite histoire d’Amélie Nothomb s’attaque au sujet de la télé-réalité (concept qui est véritablement un non sens tant ce qui est présenté dans ces émissions est éloigné de la réalité…).

Elle n’y va pas par quatre chemins puisque l’émission qu’elle présente n’est rien d’autre qu’un camp de concentration. Elle y décrit parfaitement les positions de tous les acteurs concernés : la production, le chaîne de télé, le spectateur, le participant (victime et bourreau), les biens pensants analystes et commentateurs, les politiques…

Tout cela ne serait pas inquiétant si un cran supplémentaire dans la réalité n’avait pas été franchi avec une émission comme Secret Story. Je ne pourrai pas vous parler davantage de cette émission, ne l’ayant jamais regardé. Le concept en lui-même m’a suffi pour ne jamais faire ne serait-ce qu’un petit acte de voyeurisme ethnologique…

Journal de la guerre qui vient

In International, Livres on 26 juin 2007 at 5:28

Titre d’un blog que l’on a du mal à classer. L’auteur reste mystérieuse, si ce n’est qu’on pourrait imaginer que ce journal est tenu par l’auteur du livre qui est à l’origine de ce site (Babel minute zéro de Guy-Philippe Goldstein), mais on ne sait pas trop. Mais est-ce bien important ?

Ce qui est remarquable dans ce site, c’est que chaque note puise sa source dans la réalité (cf. les nombreux liens vers des articles d’actualité) pour s’inscrire aussitôt dans un cadre romancé qui nous donne l’impression jour après jour de livre un livre, ou un mémoire, de quelqu’un travaillant dans les services secrets. Pour ne vous donner qu’un seul exemple, je vous renvoie vers cette note concernant la situation actuelle en Palestine. Comme c’est romancé, c’est simple et agréable à lire. Comme c’est d’actualité, vous y trouvez toutes les sources pour approfondir le sujet si nécessaire. Comme c’est éditorialisé, cela pose les bases d’une analyse réfléchie et argumentée.

Connaissez-vous Haudiquet ?

In Livres on 25 juin 2007 at 7:20

Je ne pensais pas que le style Pensées pouvait constituer un genre littéraire propre à permettre la publication d’un livre. Je connaissais bien cette petite rubrique de Fluide Glacial où je retrouvais ces courtes phrases lapidaires jouant du billard à 3 ou 4 bandes, mais j’avoue que je n’avais jamais fait attention à l’auteur. Il s’agit de de Vincent Haudiquet qui est donc l’auteur du livre Mon boomerang s’appelle reviens ! : Tome 1.

A lire dans tous les sens, d’une traite, sur un an, avant une soirée pour être sûr de pouvoir sortir au moins une ou deux bonnes vannes…

Bon, il ne me reste plus qu’à contacter l’éditeur de Vincent Haudiquet. Il n’y a pas de raisons que ma centaine de Pensées ne trouvent pas preneur. Vous l’achèterez ?

Me serais-je trompé de nouvelles ?

In Livres, Loisirs on 6 mars 2007 at 11:13

En lançant c’est une bonne nouvelle il y a quelques temps, mes constats étaient les suivants :

- un secteur de l’édition très fermé sur lui-même;
- une population nombreuse de prétendant écrivain n’ayant pas accès à ces structures;
- quelques exemples de success-story (Ron l’infirmier) prometteur mais restant marginal.

La suite est à lire ici

Journal d’un père

In Livres on 6 mars 2007 at 12:27

Pour mes enfants quand ils seront grandsJe vous recommande la lecture de ce livre Journal d’un père. Lé récit d’un père écrivain racontant l’évolution de ses deux enfants. Le premier de 4 à 6 ans. La seconde, de la naissance à ses 2 ans. Au-delà des anecdotes d’enfants, c’est le regard de l’écrivain sur la vie normale qu’il retrouve après avoir passé ses journées à romancer. C’est également le regard d’un père qui s’émerveille de l’évolution de sa progéniture, de ses réactions face à ses êtres qui grandissent inexorablement jour après jour et dont on se prépare, à contre-coeur, à lâcher progressivement la main.

Pour ma part j’y ai retrouvé quelques situations vécues comme ce jour où votre gamin passe du stade de bébé à celui d’enfant. C’est terrible ce jour là. C’est le jour où les limites sont tellement franchies que vous passez à la fessée ou pire, à la claque. Ce jour là, vous savez que vous avez un enfant. Ce jour là, toutes vos théories s’écroulent. Vous découvrez que vous n’êtes qu’un être humain qui devra concilier avec la menace, la promesse, la confrontation…

Si j’avais décidé de ne parler que de marketing, management…etc. dans ce site, j’aurais pu faire un parallèle avec la création d’entreprise où vous êtes souvent rattrapé par la réalité. Vous avez des rêves d’épanouissement social et un jour, vous devez licencier. Mais c’est un aparté qui mériterait une plus longue reflexion.

Mais il y a aussi le premier bonbon, la première robe, le premier cauchemar, le premier métier choisi, la sortie d’école…etc.

Surtout, mais malheureusement je ne peux vraiment vous en dire plus au risque de tout gâcher, je vous conseille de lire la postface de l’éditeur. Le livre prend alors une toute autre dimension.

Le dernier espoir c’est la fuite

In Livres on 2 décembre 2006 at 3:05

Le papillon des étoiles
Le Papillon des Etoiles est un livre qui ne devrait pas être traduit aux Etats-Unis, vu les problèmes qu’ils ont là-bas avec les créationnaistes pour les théories de Darwin.

Le Papillon des Etoiles est une aventure dans la droite ligne des romans de Jules Verne (bien évidemment de la terre à la lune). C’est le récit d’un projet complètement fou de faire le constat que le devenir de l’humanité repose sur l’exploration, la nécessite pour l’Homme d’aller voir de l’autre côté de la mer si la planète est vraiment plate et découvrir qu’elle est ronde… le constat que notre bonne vieille Terre ne nous supporte plus, autant que nous ne nous supportons plus nous-mêmes…

144.000 hommes et femmes embarquent donc à bord d’un immense vaisseau propulsé par des ailes permettant d’exploiter les photons de la lumière pour avancer. Le voyage doit durer 1000 ans environ pour atteindre une planète présentant potentiellement les mêmes caractéristiques que la Terre et permettant de tout recommencer à zéro, en évitant les écueils propres à l’Homme. Mais l’Homme est ainsi fait que le "singe peureux" sommeille toujours en lui.   

Effectivement, ces dernière années, il semble que l’Homme ne soit plus capable de proposer de projets un peu fou d’explorations. D’évasions. De rêves. Depuis qu’il a mis les pieds sur la lune, les seuls projets sont de créer une espèce de maillage permettant de contrôler et d’enserrer un peu plus les humains. Pour être sûr que tout le monde sera là quand un illuminé décidera qu’il est temps de tout faire péter ?

Cette théorie de la conquête de l’espace est abordée par un autre auteur – Bernard Nadoulek dont je parlais ici, dans une perspective un peu moins romanesque, mais qui me semble confirmer que c’est un sujet vital pour notre espèce. Notre monde manque d’illuminés, de rêveurs fous, y compris et surtout dans nos organisations politiques internationales.

Analogie mobile

In Livres, Société on 11 novembre 2006 at 10:34

L'art de péter

Petit livre dont je ne vous raconterai pas les détails, qui permet de "sentir" que cette époque que l’on qualifie de Lumières qu’est le XVIII siècle avait aussi ses côtés pédants. Pour ma part, je pense que l’auteur de ce livre, publié en 1751, livre une moquerie de cette période pre-scientifique où l’on discutait avec forces intelligence dans des salons de tout et de rien. Mais on en parlait bien. Quel que soit le sujet qui était abordé, les discussions prenaient un caractère encyclopédique. Notre caractère national de donner une vision et une définition universalistes, mais surtout d’avoir un avis sur tout, à toutes choses humaines provient probablement  de cette époque ? Mais peut-être ai-je l’esprit un peu taquin en considérant que l’auteur n’a pas voulu se moquer ouvertement de la façon de parler en public de ses congénères. D’ailleurs, ils pétaient tellement plus haut que leur cul à l’époque que beaucoup l’ont pris pour un mauvais ouvrage scientifique.

A notre époque, on ne parle plus, on téléphone… Il en est du téléphone mobile comme du pet. On est rarement dérangé par le sien. En revanche ceux des autres nous importunent souvent. Comme à cette époque pas si lointaine, on peut s’arranger pour se faire appeler pour couper court à une discussion, une réunion qui commence à devenir lassante. On personnalise sa sonnerie. Certains se mettent en mode vibreur, ou en silencieux…

Il ne reste plus qu’à rédiger un petit manifeste scientifique sur l’art de téléphoner.

Delivrance

In Livres on 24 août 2006 at 12:21

Délivrance

Delivrance se déroule en Turquie. Parcours croisé entre d’un côté une jeune fille d’Anatolie et son environnement familial puisant ces traditions dans un monde d’un autre âge, et de l’autre côté (à quelques kilomètres de là) un professeur d’université étant passé par l’université américaine et vivant dans la haute société d’Istanbul. On découvre toutes les facettes de la société turque. Ce qui en fait sa richesse, sa complexité, pas seulement pour les occidentaux, mais également pour les Turcs eux-mêmes. Ce qui est toujours passionnant dans la construction de ce type de roman, c’ets le moment où effectivement les deux histoires se rejoignent, pour mieux se confronter.

Je profite de cette note sur la Turquie pour me faire le relais de l’ambiance que décrit Vinvin dans cette note, un des meilleurs paradoxes du voilage des femmes….

Mon pays réinventé

In Livres on 24 août 2006 at 12:15

Mon pays réinventé
Pour ceux qui veulent découvrir le Chili, je vous recommande ce livre d’Isabelle Allende (nièce ou petite nièce du fameux Allende, mais sans trop de rapports directs) qui permet de découvrir les racines profondes de la culture chilienne, celles que vous pourrez retrouvez une fois gratté le vernis constitué depuis les années 1990. C’est très bien écrit, sous forme d’anecdotes puisées dans l’histoire familiale. Même si l’auteur est obligée d’évoquer son exil à partir de 1973, elle ne verse pas pour autant dans le mélodrame et considère sa situation comme une chance lui permettant de faciliter le recul sur l’analyse des forces et faiblesses de la société chilienne.

L’art de se lancer

In Livres on 3 mai 2006 at 10:35

J’avais évoqué ici la sortie en France de cet ouvrage de Guy Kawasaki ; et ma déception à la réception du message d’Amazon qui m’annonçait ne pas pouvoir me livrer l’ouvrage en question.

Ce qui est formidable c’est que ce message a fait réagir Dominique qui est venue déposer un petit commentaire à cette occasion et m’a permis de découvrir que Dominique dirge (je suppose) la société Diateino qui est en fait la maison d’Editions qui publie cet ouvrage en France.

J’ai donc effectué ma commande sur son site et après (une blague de La Poste) quelques échanges avec Dominique, j’ai bien reçu ce livre qu’il ne me reste plus qu’à lire…

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L’Art de se lancer

In Livres on 21 mars 2006 at 4:22

Selancer J’avais déjà évoqué le site de Guy Kawasaki comme (très) intéressant à lire pour ceux qui s’intéressent à la création d’entreprises. Entrepreneur lui-même, désormais VC, Guy K intervient dans des séminaires et publie…

Son livre "L’Art de se lancer" vient de paraître en français dans le texte (traduit par Marylène Delbourg-Delphis). C’est un livre qui se positionne entre les ouvrages consacrés à la théorie (le plan de financement, le business plan…Etc) et les ouvrages consacrés au management (une fois que c’est parti et que le stagiaire que vous croisez dans l’ascenceur ne sait même pas qui vous êtes).

Vous y trouverez du pratico-pratique concernant la manière d’assurer ses présentations, ses recrutements, ses relations avec des investisseurs… etc.

Dès que je le reçois et que je l’ai lu, je vous en dis plus.

L’épopée des civilisations

In Livres on 29 décembre 2005 at 7:09

Je vous recommande le livre de Bernard Nadoulek, L’épopée des civilisations – Le choc des civilisations n’aura pas lieu, mais la guerre des ressources a commencé…

Une fois posées les définitions de civilisations, de cultures, de sociétés, B. Nadoulek replonge très loin dans l’histoire pour donner une analyse des mécanismes de mondialisation. Il s’agit notamment d’une réponse au livre de S. Huttington ("Le choc des civilisations") qui présentait habilement la civilisation occidentale (mais surtout les Etats-Unis) comme étant l’agressée d’une civilisation musulmane (avec même un axe confucéen-musulman) …

Quand je dis replonge très loin dans l’histoire, il s’agit de revenir aux origines et l’auteur nous présente une synthèse  : "de 3000 ans avant notre ère au XVème siècle, le fait majeur est le conflit géostratégique mondial qui oppose les civilisations nomades et sédentaires… Ce conflit n’est pas fondé sur les différences culturelles mais sur une rivalité beaucoup plus concrète d’appropriation des territoires et des ressources…"

A noter que tous les discours actuels sur les chocs de civilisations ne sont en fait que des arguments de jusitifications ou d’auto-justifications qui ne doivent pas masquer des réalités plus cyniques. "Ce n’est pas pour faire la guerre que l’appréhension des différences culturelles entre civilisations est indispensable, mais bien pour faire la paix, coopérer, pour communiquer pour négocier, pour optimiser le développement…"

L’auteur définit 7 civilisations contemporaines qu’il présente l’une à la suite de l’autre en replaçant à chaque fois les fondamentaux civilisationnels et leurs rôles dans le contexte de mondialisation actuel, en analysant notamment les crispations et les avancées possibles :

- civilisation africaine et dialectique du visible et de l’invisible (la présentation de l’animisme tel qu’il peut constituer une force pour l’Afrique de demain pour être à l’aise dans les mondes réels et virtuels de plus en plus présents ouvre des perspectives à l’Afrique…)
- civilisation indienne et logique des castes
- civilisation asiatique et dialectique de l’adaptation (volonté de la Chine de faire reconnaître le dirigisme confucéen comme une alternative politique capable d’assurer un développement économique)
- civilisation latine et rhétorique de la création
- civilisation anglo-saxonne et logique du combat (l’opposition entre une conception de guerre totale et de respect des libertés civiles)
- civilisation musulmane et logique de la fusion
- civilisation slave et dialectique du déchirement (le déchirement entre l’Europe et l’Asie et les mouvements de balanciers)

Au contraire du choc des civilisations, B. Nadoulek pronostique un rééquilibrage multipolaire où chaque civilisation devra reconnaître ses faiblesses et les qualités des autres civilisations; sans pour autant supposer que tout cela se fera de façon angélique et par de simples débats à l’ONU.

Le point également intéressant est la conclusion de l’ouvrage qui nous emmène sur une hypothèse de conquête de l’espace (un peu comme si nous étions en 1470 et que nous décidions qu’il existe sûrement des routes inexplorées – cf. 1492). Je cite : " L’Europe qui, comme au XVIè siècle dispose de toutes les technologies pour la première étape de cette conquête et une vision moins militarisée de l’espace que celle des Etats-Unis, peut jouer un rôle clé dans la coopération spatiale internationale des prochaines décennies".

Konstantin Tsiolkovski (mort en 1935 ) : "La Terre est le berceau de l’humanité, mais on ne reste pas toute sa vie dans un berceau".

Si vous voulez suivre les publications de cet auteur : http://www.nadoulek.net/dotclear/

Africa Trek

In International, Livres on 31 octobre 2005 at 3:10

Pour ceux qui veulent découvrir l’Afrique pas à pas, je vous recommande la lecture des 2 récits (Tome 1 et Tome 2) de voyage de Alexandre et Sonia Poussin qui sont partis du Cap (en Afrique du Sud) pour rejoindre le lac de Tibériade (en Israël) à pied. Oui, oui, en marchant…

Soit 1171 jours de rencontres, de découvertes, d’anecdotes, de difficultés. L’Afrique telle qu’on ne la présente jamais.

Bien entendu, le blog est ici : http://www.africatrek.com/weblog/